(Note 2026-09-02: Compte rendu du Web à Québec 2019. Les fonctions, affiliations, technologies et propos rapportés correspondent à ce qui a été présenté lors de l’événement.)

Je vous offre un aperçu des conférences auxquelles j’ai eu la chance d’assister lors de la première journée du Web à Québec!

Aaron Draplin – Draplin Design Co

Présentation d’Aaron Draplin au Web à Québec 2019
Une créativité complètement éclatée.

Le fondateur de Draplin Design Co, Aaron Draplin, nous a parlé de sa vie et de la manière dont il s’y est pris afin d’atteindre le style de vie qu’il désire d’une manière très éloquente.

Son style de design éclaté, très pop art, a été utilisé dans des projets du gouvernement des États-Unis, par la campagne de Bernie Sanders et par la NASA.

Jetez un œil au site web de Draplin Design Co.

Ross Simmonds – Content isn’t King anymore

Exemples de plateformes de distribution présentés au Web à Québec 2019
Quelques exemples de plateformes de distribution.

Nous avons eu droit à une démonstration expliquant pourquoi le contenu n’est plus roi, la distribution l’est! Des changements d’algorithmes continuels aux extraits optimisés (featured snippets) qui gardent les visiteurs dans l’écosystème de Google, Ross démontre qu’il est risqué de garder tous ses œufs dans le même panier et qu’il est pertinent de diversifier sa distribution. Il dit ainsi que Content isn’t King anymore, distribution is. Il suggère de trouver la communauté intéressée par notre sujet, de créer un contenu pertinent pour elle, et de le diffuser dans cette communauté.

Visitez le site de Ross Simmonds: https://rosssimmonds.com/

Tin Kadoic – Airbnb

Designing designers time

Présentation sur le travail des designers au Web à Québec 2019
C’est occupé, un designer.

Le titre de “designer” prend un tout autre sens de nos jours, et est plus large que celui de designer graphique, web, ou UI/UX. Tin Kadoic nous explique qu’un designer doit prendre en main sa carrière comme il concevrait un produit, et qu’il doit être intentionnel dans les aptitudes qu’il apprend. Il faut apprendre les éléments qui sont pertinents pour se rendre là où l’on veut aller.

Il a aussi fait un détour par sa vision d’un bon gestionnaire, en expliquant la différence entre un “Talker-Talker”, un “Talker-Maker” et un “Maker-Maker”. Il dit que les meilleurs gestionnaires sont les meilleurs contributeurs qui sont forcés de devenir gestionnaires afin d’arriver à leurs fins, donc des “Makers-Makers” qui deviennent “Talker-Makers”. Il n’avait pas beaucoup d’éloges pour les “Talkers-Talkers”, toutefois!

Visitez le site web de Tin Kadoic: https://blackduke.com/

Daria Hvizdalova

AI != Robotics: Backend Enablement

Lors d’une conférence fascinante, cette ingénieure venue tout droit de la République tchèque a fait la différence entre l’automatisation robotisée des processus (Robotic Process Automation, ou RPA), entièrement réalisable par logiciel et l’automatisation industrielle, qui combine logiciel et matériel afin de remplacer l’humain dans des tâches trop dangereuses ou dans lesquelles l’humain est inefficace. Étonnamment, les processus d’automatisation industrielle sont généralement de niveau 1, c’est-à-dire que les robots sont uniquement programmés afin d’effectuer une tâche très spécifique, sans capacité d’adaptation ou de capteurs leur permettant de changer leur comportement en fonction de l’environnement. Elle a aussi fait mention des cobots, ces robots qui cohabitent avec les humains dans un cadre industriel, en précisant que ceux-ci n’étaient pas encore très efficaces.

Elle a aussi présenté les différences entre une IA spécialisée (narrow AI), capable de faire une seule tâche (ex. jouer aux échecs), et une IA générale (broad AI, selon la terminologie employée dans la conférence), capable de raisonner et d’apprendre par elle-même. Nous sommes encore loin d’une IA générale!

Visitez la page LinkedIn de Daria: https://www.linkedin.com/in/dariahvizdalova

Lea Pica

The PICA Protocol™: Your Prescription for Healthy, Actionable Data Storytelling

Présentation au Web à Québec 2019 sur les mots à la mode en technologie
Il ne faut pas juste vomir des buzzwords

Lea Pica est une sommité dans le monde de la narration par les données (data storytelling). Elle nous a présenté son protocole de détox des visualisations en entreprise à travers son protocole PICA: Purpose, Insights, Context, Aesthetics. Pour avoir de l’impact, une visualisation doit avoir un but précis, répondre à une question d’affaires. Elle doit amener un constat (insight), un angle qui n’est pas visible immédiatement à partir des données. Celle-ci doit être analysée dans son contexte, c’est-à-dire qu’il faut vérifier s’il existe d’autres sources de données qui pourraient confirmer ou infirmer ce qui est présenté. Enfin, elle doit être présentée selon des critères esthétiques bien précis, afin que le message ne soit pas perdu dans le médium.

Visitez le site web de Lea Pica:https://leapica.com/